1930 - Le Flore est en vogue (1930-1939)
Intellectuels, peintres, éditeurs, cinéastes s'y croisent
et s'y "reconnaissent"…

Dans les années 30, Pascal, le garçon-philosophe qu'Albert Camus surnommera Descartes, sert Trotzki ou Chou En Laï. C'est au tour des littérateurs d'accourir au Flore. Léon-Paul Fargue y passe une heure ou deux heures chaque jour, Raymond Queneau s'y entretient avec Michel Leiris. Georges Bataille, Roger Vitrac, Robert Desnos sont assis à une table voisine de celle de Thierry Maulnier que rejoint parfois Robert Brasillach. Inévitablement, les éditeurs y installent leurs postes d'observation : Bernard Grasset, Robert Denoël, Eugène et Charles Fasquelle. Des rescapés de Montparnasse y séjournent volontiers, comme Derain, les frères Giacometti, Zadkine ou encore Picasso en compagnie de Christian et Yvonne Zervos. Le peintre Yves Tanguy y entraine Léo Mallet, qui écrit après la guerre La nuit de Saint Germain des Prés. C'est au tour des cinéastes d'adopter le Flore : Marcel Carné, Yves Allégret côtoient des acteurs tels que Serge Reggiani, Jean Vilar, Arthur Adamov. La "bande à Prévert" investit les lieux, occupant parfois les trois quarts de la salle. La "bande à Prévert", c'était en fait le "groupe Octobre" : Jacques Prévert, Pierre Prévert, Jean-Louis Barrault, Raymond Bussières, Roger Blin, Marcel Duhamel, Jean-Paul Le Chanois, Guy Decomble, Paul Frankeur, Yves Deniaud, Paul Grimault, Fabien Loris, Sylvia Bataille, Maurice Baquet, Max Morise et le petit Mouloudji… .

Retour